Samira aux yeux marron
Samira aux yeux marron accepte sans grande difficulté le compromis, recherche l'équilibre et l'harmonie, et essaie honnêtement d'avoir des opinions nuancées. Il est rare de la voir insister sur l'absolu ou l'extrême.
Samira aux yeux marron a cependant l'âme anxieuse et hypersensible. Elle a peur de souffrir de maux réels ou imaginaires. L'adversité l'abat et le mystère de la mort l'effraie. Elle doit apprendre le stoïcisme, car "c'est un malheur de ne pouvoir supporter le malheur" (Bias). Elle doit aussi reconnaître que "le malheur peut être un pont vers le bonheur" (proverbe japonais). Le meilleur moyen d'avoir de la force d'âme en face de l'épreuve est d'avoir le sens de l'humour. Quant à la mort, elle n'est qu'un épouvantail, comme disait Socrate, puisqu'il est dans la nature même des choses de passer d'un état à un autre. Épictète disait : "Tout est changement, non pour ne plus être mais pour devenir ce qui n'est pas encore." Il est nécessaire d'acquérir une attitude sereine, philosophique à l'égard de la mort afin de ne pas commettre la sottise de mourir par crainte de mourir. "Le sage regarde la vie et la mort comme le matin et le soir" (Sie-Hoei).
Samira aux yeux marron se sent aussi parfois désemparée devant le problème de la vie. Elle se demande avec anxiété quel est le sens de la vie humaine. Son inquiétude est tout à fait futile, car "qui nous a dit que la vie devrait forcément avoir un sens ?" (Lin You-tang). La vie ne peut-elle pas être une fin en elle-même ? Il serait absurde de se livrer à des considérations métaphysiques stériles et oublier de vivre.
Samira aux yeux marron est passablement rancunière. C'est un fait bien connu. C'est peut-être à cause de cet aspect rancunier de son caractère que Samira aux yeux marron se trouve souvent seule dans la vie. Elle a du mal à se faire des amis et à les garder ; elle n'est pas non plus en très bons termes avec les membres de sa famille. Elle souffre de la solitude et comprend profondément cet avertissement de la Bible : "Malheur à celui qui est seul, car s'il tombe, il n'y aura personne pour le relever." On lui conseillera de faire preuve de plus d'objectivité dans ses jugements en se mettant à la place des autres, et aussi de passer l'éponge même si elle avait quelque raison de tenir rigueur. "L'on ne peut aller loin dans l'amitié, si l'on n'est pas disposé à se pardonner les uns aux autres les petits défauts" (La Bruyère). Le jour où elle saura pardonner soixante-dix-sept fois sept par jour comme le conseillait Jésus, Samira aux yeux marron ne connaîtra plus le problème de la solitude ; elle vivra heureuse, enveloppée de chaleur humaine.